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Leon Golub, White Squad XI
(Escouade blanche XI), 1987
Collection Musée national d’art moderne — Centre Georges-Pompidou, Paris
© Droits réservés
© Centre Pompidou, MNAM-CCI, dist. RMN-Grand Palais/Philippe Migeat
© 2014 ProLitteris, Zurich
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Trop humain
Artistes des XXe et XXIe siècles
devant la souffrance
Catalogue publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Musée international de la Croix-Rouge et
du Croissant-Rouge, Genève, du 7 mai 2014 au 4 janvier 2015
Œuvres de Magdalena Abakanowicz, Lida Abdul, Louise Bourgeois, Bernard Buffet, Jake et Dinos Chapman,
Pascal Convert, Berlinde De Bruyckere, Otto Dix, Erró, Omer Fast, Nikolai Getman, Leon Golub,
Julio González, Alfredo Jaar, On Kawara, Sigalit Landau, Robert Morris, Zoran Mušič, Felix Nussbaum,
Pablo Picasso, Édouard Pignon, Martha Rosler, Jean Roulland, Charlotte Salomon, Thomas Schütte,
Pierre Tal-Coat, Sada Tangara, Werner Tübke, Kara Walker
Textes de Christian Bernard & Roger Marcel Mayou, Sandra Sunier, Thierry Davila, David Lemaire,
Catherine Perret, Bernard Vouilloux, Catherine Malabou
Coédition avec Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Genève
2014, 192 pages, 182 reproductions en couleurs et 11 reproductions en noir et blanc, 22.5 x 27 cm.
ISBN : 978-2-94015-963-5 ; 22 CHF / 18 euros.
Co-organisée par le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (MICR) et par le Musée d’art moderne et contemporain de Genève (Mamco), l’exposition Trop humain propose une traversée de la représentation de la douleur dans l’art des XXe et XXIe siècles à travers un choix d’œuvres évoquant les souffrances qui rythment l’histoire des hommes. Thème essentiel de la peinture et de la sculpture, l’expression de la douleur infligée ou reçue est également un motif important de l’art moderne et contemporain. De Picasso à Louise Bourgeois, de Julio González à Pascal Convert, à travers un choix d’œuvres particulièrement représentatives de cette question, Trop humain montre combien et comment les artistes ont fait de la souffrance, et de son impact sur la vie des hommes, un objet de création. Cette exposition constitue une véritable plongée dans l’histoire de l’humanité. Si ce livre qui en est issu en restitue la logique, il propose également des pistes de réflexion qui portent tout autant sur le témoignage (comment restituer l’épreuve de la douleur ?), sur le jugement (comment juger ceux qui ont infligé la souffrance à autrui ?) que sur l’avenir (quelles sont les nouvelles formes de souffrance ?). Une façon donc de faire de cette traversée de l’art le moyen d’une analyse de ce que l’homme — victime et bourreau — est capable d’infliger à l’autre, éternellement.
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